Si le nom de Franck Dumas reste lié à celui du Stade Malherbe de Caen – il a été formé et révélé au sein du club de Basse-Normandie – il évoque également l’AS Monaco. Un club qui représente pour lui une trace importante dans sa carrière de joueur mais aussi d’homme. Ses enfants habitent d’ailleurs toujours dans ce coin-là de la méditerranée. Une bonne occasion de revoir tout le monde. La date du 27 octobre est donc depuis le début de la saison surlignée d’un gros trait sur le calendrier, comme il l’avoue sur le site du club monégasque : « Effectivement, lorsque le calendrier est sorti, c’est une date que j’ai tout de suite regardée car J’avais rejoué contre l’ASM FC avec l’OM notamment mais je n’étais pas encore revenu dans ce stade en tant qu’adversaire, ce sera la première fois. »
Les supporters de l’AS Monaco vont donc revoir ce courageux défenseur qui a pris quelques kilos de plus depuis et perdu quelques cheveux. Pour les plus vieux d’entre eux, des souvenirs communs vont ressurgir. Comme cette saison 1996-1997, terminée en apothéose avec un titre de champion de France. « Ca faisait déjà deux saisons qu’il y avait un bon noyau dans cette équipe aime à se rappeler l’actuel manager du SMC sur le site de l’ASM. Au fur et à mesure, quelques éléments sont venus s’y ajouter, nous avons progressé tous ensemble avec beaucoup de qualités individuelles et de complicité entre les joueurs. C’est une équipe qui ne doutait jamais, elle était sure de sa force, c’est ce qui fait la différence, encore aujourd’hui d’ailleurs. La finalité a été magnifique avec ce trophée. »
Monaco pour Franck Dumas, cela aussi été l’apprentissage du professionnalisme à grande échelle. Il a tout pris, absorbant chaque conseil distillé par ces différents entraîneurs comme une éponge. Wenger, Tigana, Puel, G.Banide… que du beau monde. Il se souvient notamment de « l’approche d’un match » qu’avait Arsène Wenger, des méthodes très pointues de Claude Puel ou encore « l’esprit du jeu » de Gérard Banide. Autant de petites choses piochées à droite et à gauche et qui lui serve maintenant à Caen depuis mai 2005 et le remplacement de Patrick Remy. Un esprit du jeu qu’il espère voir chez ses joueurs contre Monaco, tout en demandant toujours plus de concentration et de travail. Deux qualités indispensables pour réussir en Ligue 1 et pourquoi pas jouer un mauvais tour à son ancienne équipe.













